Le samedi 9 février se déroulait le douzième acte des gilets jaunes. De nouveaux blessés sont à déplorer. A Paris un jeune homme a eu la main arrachée à cause d'une grenade de désencerclement, à Toulouse un jeune fille a été victime d'un LBD et des reporters photographes ont été la cible de la police. Ces blessés rejoignent la cohorte de ceux à qui il manque aujourd'hui un œil, une main, ou sont contraint d'afficher sur leur front une blessure de guerre avec au minimum une dizaine de points de suture.

Au regard du nombre de blessés nous sommes en droit de nous interroger sur les pratiques policières en cours dans notre pays. c'est ce que nous avons fait avec Pascal Gassiot, membre de l'Observatoire des Pratiques Policières.

 

Interview : Pascal Gassiot

Il est possible de proposer à tous les salariés des vacances abordables, éthiques et responsables. L'association TLC (Tourisme, Loisirs, Cultures) le prouve depuis plus de 30 ans.

Partie prenant de l'économie sociale et solidaire, TLC propose un tourisme social  dont l'objectif est de rendre effectif « le droit aux vacances de qualité pour tous» tout en conservant une exigence de mixité sociale et des pratiques respectueuses de l'environnement et des salariés saisonniers.

Le président de TLC Philippe Moitry et Didier Bousquié membre du CA de TLC nous présentent la philosphie de cette association et son évolution pour les années à venir.

Le collectif des Pradettes s'inquiète du desert médical qui touche le quartier. Le collectif dénonce une mise en danger sanitaire de la population la plus fragile. Alors que ce quartier comprend 12 000 habitants et qu'il fait face à un accroissement important de population l'accessibilité aux soins médicaux y est réduite à néant.

Le quartier des Pradettes n'est pas le seul dans ce cas. A Borderouge les habitants connaissent la même situation.

Selon une association de médecin près de 42 % des médecins généralistes de la Ville rose ont plus de 60 ans, et moins de 10 % des médecins tout juste diplômés s’installent à Toulouse. En octobre 2017, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a signé un convention entre plusieurs acteurs (Agence régionale de santé, Ordre des médecins, Caisse primaire d’assurance maladie, Toulouse Métropole Habitat…) afin de favoriser l’installation de nouveaux professionnels de santé « vers les zones sous-dotées et celles en passe de le devenir ». 

En ce qui concerne le quartier des Pradettes rien ne semble bouger dans le bon sens, et les habitants se sentent oubliés.

Interview de Nicole Fenon et  Simon Labric membre du collectif des associations des pradettes

Vive inquiétude pour la CGT, au Centre hospitalier intercommunal des vallées de l'Ariège (Chiva). Le syndicat a organise un mouvement de grève et de protestation afin de dénoncer un nouveau projet de restructuration capacitaire qui sera mis en place en juin 2019.

Selon la CGT la direction a prévu une suppression de 54 lits dans plusieurs établissements ce qui entraînera une diminution massive du personnel hospitalier et de l'offre de soin. Une conséquence de la mise en place du groupement Hospitralier de territoire voulu par le gouvernement.

 

Interview de Virginie Frachon cgt CHIVA

Dans son rapport annuel 2019, la Cour des Comptes préconise au gouvernement un abandon pur et simple des trains de nuit et intercités aux motifs que ceux-ci ne sont pas assez rentables. Selon le rapport publié, l'activité Intercités de la SNCF, en 2020, ne représentera plus que 3% des voyageurs- kilomètres annuels (contre 6,5% aujourd'hui). Pour acter cette mise à mort des trains de nuit et intercité, la Cour des Comptes demande au gouvernement de couper les financements accordés à ces lignes, tout en transférant la totalité des lignes d’aménagement du territoire aux régions (gestion et financement). Après 2020, elle conseille au gouvernement de supprimer le mécanisme de financement de l'exploitation des trains intercités. Pour laurent Saint Supery ceux qui nous gouvernent sont aveuglés par la course à la réduction de la dépense publique.

 

Interview de Laurent Saint Supery

Ils étaient nombreux le 5 février à défiler pour une hausse des salaires et en faveur de la justice fiscale. A Toulouse ils étaient 8 500 selon la préfecture et 12000 selon la CGT.  

On vous propose dans ce journal un micro-trottoir réalisé à l'interieur de la manifestation toulousaine.