Depuis des années l'avenir de l'hôpital La Grave à Toulouse est incertain. Même si la direction du CHU est en partie revenue sur ses projets; la prise en charge sur La Grave des patient-es VIH reste en questionnement. En effet le centre de lutte contre les dépendances et le Centre Médico-Psychologique pourraient ne pas avoir d’avenir sur La Grave et pourraient être transférés ailleurs en centre ville.

Pour le  collectif de défense de l'hôpital La Grave c'est le projet « Cité de la Santé », porté depuis des années par les agents, les syndicats et les associations, qui disparaît. 

Le 23 mai, ils ont organisé un troisième rassemblement sous la forme d'un pique-nique. Le collectif de défense de l'hôpital La Grave demandent le maintien des service qui proposent des soins aux plus précaires.

Louise Lourdou, présidente d'Act Up Sud Ouest, au micro de Marie-Amélie Masson.

Le centre Hospitaliers ariège couserans ( le CHAC) de St Girons pourrait perdre sa maternité et son service chirurgie pourrait être fermé la nuit et les week-end. Des perspectives qui inquiètent fortement le personnel, mais aussi les habitants et  leurs élus.

Un comité de défense a d’ailleurs été créé pour que ce service public de proximité soit préservé. Il y a une semaine environ 700 personnes ont manifesté et sont allés déposer à la sous-préfecture une pétition de 1 200 signatures ainsi que diverses motions prises par différents conseils municipaux.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, les personnels de l’hôpital se batent également contre la suppression de postes et une révision de leurs horaires de travail. Ce vendredi 25 Mai ils ont rendez-vous à 14h à Foix avec  la direction régionale de l‘ARS occitanie.

 Arnaud Sevin secrétaire général du syndicat CGTdu CHAC  revient sur les menaces qui pèsent sur l’hôpital.

Les neuf organisations syndicales de la fonction publique appellent l'ensemble des personnels à la grève et aux manifestations le mardi 22 mai 2018. 

C’est dans le cadre de cette mobilisation nationale qu'à Toulouse les syndicats ont décidé de mener 4 avant avant la manifestation une action origianle: l'organisation d'un village des services publics.

L'objectif des organisateurs était d'aller à la rencontre des citoyens afin de les sensibiliser sur l'importance des services publics et sur les menaces qui pèsent sur eux. 

Reportage de Marie-Amélie Masson.

Alors que la grève perlée à la SNCF se poursuit les cheminots se sont fortement mobilisés le lundi 14 mai à l’occasion de la journée sans cheminot. Plus de 50% de grévistes en Occitanie, avec des services qui dépassaient les 80%. 400 personnes ont participé à l‘assemblée générale qui s’est tenue dans le hall d’accueil de la gare Matabiau. Pour Laurent Saint-Supéry, secrétaire général de la CGT cheminots 31, l’attitude du gouvernement et les révélations de la presse sur la privatisation aident le mouvement.

PS: son réalisé par Boris Beaudouin.

Air France – KLM s'enfonce encore un peu plus dans la crise. Le PDG d'Air France, Jean-Marc Janaillac, a annoncé sa démission après le rejet à 55,44% du projet d'accord salarial qu'il avait soumis au vote.

La proposition de la direction de la compagnie en matière de rémunération reste loin des revendications des grévistes, réunis au sein de l’intersyndicale. Les dix syndicats de tous métiers qui mènent la grève  réclament 5,1 % d’augmentation générale dès 2018 pour rattraper la perte de pouvoir d’achat subie, selon eux, depuis la dernière augmentation générale il y a sept ans. 

Vincent salles secrétaire de la CGT IAr France réagit aux dernièrs évènements.

Le défilé parisien du 1 Mai a rassemblé 55 000 personnes selon la CGT et 20 000 selon la police. Une manifestation fortement perturbée par les affrontements entre les forces de l’ordre et de plus de 1 200  black block.

Même si la manifestation toulousaine s'est déroulée dans le calme; l'UD CGT31 déplore que ces évènements aient occulté les revendications portées par les salariés.

Nullement échaudés par ce qui s'est passé le 1er mai,  les cheminots, les étudiants, les électiciens mais aussi les agents de finances publiques se sont à nouveau mobilisés les 3 mai. A Toulouse un rassemblement interprofessionnel a été organisé à la cité administrative.

Boris Beaudouin revient sur l'ensemble des ces mobilisations et tente de leur donner une signification politique.